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Contexte
Victimes des persécutions de la junte militaire, 110 000 birmans en
majorité des Karens sont réfugiés depuis plus de 10 ans dans 11
camps à la frontière birmane en Thaïlande.
Ces camps sont de véritables prisons avec tous les jours de nouveaux
arrivants.
Impossible de sortir, les issues sont gardées et les alentours des
camps sont souvent minés. Certains enfants y sont nés et y ont passé
toute leur enfance. D’autre meurent sans revoir leur pays pourtant
distant de 3 à 4 Km
La situation dans laquelle se trouvent les Karens est un désastre
absolu. Ils sont pris en étau entre l’armée birmane, l’armée Thaïe
et les trafiquants de drogue qui échangent des tirs.
Dans le camp d'Umphien Mai, où vivent plus de 15 000 personnes, les
conditions de vie sont très dures.
Quand les pluies torrentielles de la saison humide s'abattent sur la
région, les chemins qui sillonnent cet énorme bidonville se
transforment en cours d'eau. Il devient alors très difficile de se
déplacer, chaque marche représentant un obstacle glissant difficile
à négocier et ce camp isolé en compte des centaines de milliers.
Si, néanmoins, les Karens font un voyage de plus d'un mois à travers
des terrains jonchés de mines pour se rendre à Umphien Mai [à partir
du Myanmar], c'est parce que dans le camp, la vie continue, même si
c'est dans des conditions misérables.
Beaucoup d’enfants qui arrivent ont perdu l’un ou leurs 2 parents
tués par les soldats birmans ou les mines.
Certains arrivent mutilés et torturés
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Quelques photos si vous
n’êtes pas trop sensible. |
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